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De « la justice fiscale » pour les riches, à « l’injustice sociale » pour les autres

Syndicat SUD Energie le 01/09/10
 

Non à la réforme des retraites
Retrait de ce projet inégalitaire, rétrograde, aberrant

De « la justice fiscale » pour les riches, à « l’injustice sociale » pour les autres

L’actualité récente fait exploser devant nos yeux la réalité du système dans lequel nous vivons.
Amnisties pour les patrons fraudeurs et spéculateurs, conflits d’intérêts, inégalités, copinages, fraudes. Chaque jour porte son lot de nouvelles sur le sujet.

30 millions d’Euros reversés à Madame BETTENCOURT Voilà le symbole de la « justice fiscale » ce qui représente 1 000 ans de salaire d’un bon technicien d’ErDF , d’GrDF ou d’une infirmière, ou d’un enseignant, ceux-là que la médias inféodés jettent en pâture à la « vox populi » en les présentant comme des privilégiés.

Augmentation de la fiscalité, augmentation des prix, augmentation du chômage, baisse de la qualité des services dans l’enseignement, dans le monde hospitalier, dans tous les services publics, baisse des remboursements des médicaments etc. toutes les reformes viennent frapper ceux qui travaillent dur qu’ils soient dans le privé comme dans le public.

Cette politique qui privilégie le riche, qui amnistie le spéculateur, le patron fraudeur, qui pousse à la rentabilité financière à court terme…

Les bonus sont toujours là, les profits des grands groupes aussi.

Les états ont transféré de l’ordre de 5 000 milliards de dollars d’argent public vers le privé, en particulier vers les banques Les dettes des états ont explosé pour sauver le système, et pour permettre à ceux qui nous ont conduits dans cette catastrophe de s’en sortir tranquillement. Maintenant c’est nous qui devons payer et cela passe partout par les mêmes politiques contre les droits sociaux. C’est pour répondre à la dictature des « fameux marchés » que des réformes, frappant le monde du travail, sont mises en œuvres dans l’ensemble des pays. Pour faire passer cette amère pilule et tenter de masquer les vrais responsables, tous les moyens sont utilisés.

Les valeurs fondamentales de la république sont piétinées pour permettre à une oligarchie de tenter de conserver ses privilèges, ses avantages, son pouvoir.

C’est dans ce cadre que la réforme des retraites prend sa place.
A ce niveau là elle devient un enjeu de société.
Rien n’est négociable dans cette réforme. C’est pied à pied qu’il faut la combattre, et la renvoyer dans les oubliettes de l’histoire.

Nous savons tous qu’une simple journée de grèves et de manifestations n’est pas suffisante pour arrêter cette régression, ces injustices. C’est un mouvement en continu que nous devons préparer pour un changement en profondeur de politique sociale et industrielle. Il en va de notre avenir, de celui de la jeunesse.
Alors que 30% de la jeunesse est au chômage ou dans la précarité on dit au plus ancien, au nom d’un argument démographique, qu’il faut qu’ils continuent à travailler. Ce sophisme permet de tenter d’occulter le débat sur la répartition des richesses La volonté politique, mise en œuvre, consiste à laminer le niveau des retraites en augmentant et l’âge et la durée de cotisations tout « en virant » les salariés le plus tôt possible des entreprises.
Le financement des retraites doit rester collectif, et être la manifestation d’une solidarité intergénérationnelle et ne doit surtout pas être remis entre les mains des banques et des assurances.
Les moyens existent de partir plus tôt avec des retraites décentes. Ils passent par le travail des jeunes et l’augmentation des salaires, le paiement par le patronat de ses dettes, et la suppression, pour les grandes entreprises en particulier, des exonérations de charges sociales.

Le 7 septembre commençons à mettre en œuvre la riposte du monde du travail, pour la construction d’un autre monde plus égalitaire et respectueux des êtres humains et de l’environnement.

 
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