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Arrestation de 74 grévistes, où comment booster la mobilisation

 

 

 

 

 

Les Directions accusent les grévistes de dégradation, pour apparemment quelques meubles et ordinateurs endommagés. Mais ils passent sous silence les dégradations sans fin du service public et de nos entreprises, qui se traduisent

  • par les suppressions de presque toutes les agences clientèle et d’exploitation,
  • par la disparition de milliers d’emplois,
  • par le développement d’une sous-traitance à moindre coût qui ferme tout avenir professionnel aux salariés et dont le seul objectif est de précariser et de payer moins le personnel,
  • par des blocages de salaires,
  • par des dégradations des conditions de travail,
  • par la désorganisation des équipes …

Les usagers en constatent les effets tous les jours.

 

Les Directions accusent les grévistes de violence. Mais où est la violence lorsqu’elles prétendent ne pas pouvoir consentir aux salariés – dont les plus jeunes gagnent moins de 1200€ par mois – plus de 0,3% d’augmentation cette année, encore une fois en dessous de l’inflation prévue, alors qu’elles se sont octroyé pour elles-mêmes, en plein conflit, des augmentations de 25% pour M.Gadonneix et plus de 180% pour M. Cirelli ?

Où est la violence lorsqu’au cours des 7 semaines de conflit, aucune réponse sérieuse n’a été apportée aux revendications sur les salaires, l’emploi et la sous-traitance ? Lorsque les seules réponses sont les sanctions qui se multiplient, les contestations du droit de grève (avec une série de comparutions en référé au Tribunal), l’envoi des forces de l’ordre ?

 

Les Directions accusent les grévistes de coupures. Mais pourquoi taisent-ils l’envolée du l’envolée des coupures de plus de 6 heures, ou du temps moyen de rétablissement, lié entre autres aux baissent d’effectifs et aux fermetures d’agences ?

 

Rappelons-le, M.Gadonneix touche à lui seul 1,3 millions d’euros par an, il a plus que doublé son salaire en 3 ans.

M. Mestrallet a touché quant à lui, en 2007, plus de 15 millions d’euros.

 

Quels sont leurs faits de gloire ? Un échec industriel et social patent.

 

300 euros pour tous, cela ne remettrait même pas en cause la règle des 3 tiers énoncé par M. Sarkozy (1/3 des résultats aux actionnaires, 1/3 aux salariés, 1/3 à l’investissement) puisqu’il resterait plus d’1/3 aux actionnaires. Il n’y a donc rien d’extrémiste.

 

Nos entreprises sont devenues en quelques années une caricature des multinationales privées, où tout l’argent est consacré à des rachats à l’étranger hasardeux et totalement hors des missions de service public, aux dividendes et aux salaires des dirigeants ? Et ce aux dépendes des salariés et du service public.

 

Les salariés ne veulent plus de cela. L’ampleur du mouvement, qui après 7 semaines continue à s’étendre, en particulier dans la production, est historique.

 

L’attitude de la Direction, qui persiste à jouer le rapport de force au lieu de négocier sérieusement, est totalement irresponsable, à court terme comme à moyen terme.

Les arrestations d’hier ont médiatisé le mouvement et renforcé la détermination des salariés.

 

 

Pour la Fédération SUD Energie, la situation exige aujourd’hui une généralisation de la grève à l’ensemble des unités d’EDF, GDF et de leurs filiales : plus un seul site ne doit rester extérieur à cette mobilisation qui nous concerne tous.

La situation exige également une manifestation nationale des électriciens et gaziers dans les jours qui viennent.

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