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Le sombre bilan de M.Gadonneix

  

 

 

  

Tout porte à croire que ce bilan va aller en s’alourdissant :

         Le manque d’investissements sur les réseaux et dans les unités de production, les baisses d’effectifs, une politique de sous-traitance socialement irresponsable menacent la continuité de service comme la sécurité et la sûreté.

         Les baisses de budgets de la Recherche et développement (-30% depuis l’ouverture des marchés) et sa réorientation vers des activités « rentables » à court terme hypothèquent l’avenir,

         Les annonces de hausse des prix de 20%, sans aucune justification, laissent peu d’espoir sur ce sujet malgré les réactions faussement outrées du gouvernement,

         Le profond mépris et le cynisme avec lesquels P.Gadonneix a traité ses salariés pendant le conflit du printemps laissera des séquelles durables sur les relations sociales. M. Gadonneix estime le coût de la grève à 450 millions d’euros, somme probablement très sous-évaluée qui aurait pu être investie dans l’emploi, dans le service public et dans les conditions de vie des salariés au lieu d’être dilapidées par l’incurie des dirigeants. Et rien n’est résolu : les salariés ont été remis au travail par la force, avec des réquisitions, au mépris de leur droit de grève. Comment croire, dans ces conditions, que tout reprendra comme avant, comme si de rien n’était ?

 

P.Gadonneix s’est consciencieusement appliqué à détruire ce que des générations de salariés avaient construit. Il s’est grassement rémunéré pour cela, s’augmentant de 25% en plein cœur du conflit, doublant ainsi sa rémunération en 3 ans, tandis qu’il refusait de consentir plus de 0.3% d’augmentation pour les salariés.

 

Il a agit avec zèle, mais conformément à une orientation idéologique ultralibérale portée par le Gouvernement. Il partage donc la responsabilité de ce désastre avec ceux qui ont choisi de transformer une entreprise publique en une société anonyme dont le seul objectif est de gagner des parts de marché et de faire du profit, sans aucun égard ni pour le service public, ni pour les usagers, ni pour les salariés (statutaires et sous-traitants), ni pour les générations futures.

 

A l’heure où le gouvernement s’apprête à mettre la Poste sur les mêmes rails qu’EDF, il est plus que jamais nécessaire de tirer les conséquences de la libéralisation du secteur de l’Energie au lieu de continuer à détruire les services publics les uns après les autres.

 

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