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CAP2030, sortie du CAC-40, COP21,Loi de Transition Énergétique : quelle cohérence pour la stratégie d’EDF ?

Alors que la COP21 vient de s’achever, et au lendemain de l’adoption par l’Assemblée Nationale de la loi de
Transition Energétique, il nous parait indispensable de s’interroger sur la cohérence entre ce plan censé définir
la stratégie de l’Entreprise pour les années à venir, et celle de l’Etat, actionnaire à 84,5% de notre entreprise.
Et tout particulièrement du point de vue de notre R&D, qui, selon nous, se doit d’être un acteur majeur de la
recherche sur les questions environnementales et énergétiques.

Contenu du document argumenté diffusé aux salariés d'EDF R&D en décembre 2015:
Lire ici le document complet

  • Stratégie EDF : Un seul objectif clair : le « cash-flow » positif à l’horizon 2018
  • Sortir du CAC40 … pour mieux diminuer la part de l’Etat dans le capital ?
  • Des conséquences négatives pour la R&D
  • EDF champion de la production électrique « décarbonée » … et nucléarisée
  • Nucléaire : EDF se désintéresse des objectifs fixés par la loi de transition énergétique et joue l’opacité
  • Un changement de cap nécessaire

Nous attendons des décisions politiques fortes et contraignantes, au service d’une stratégie claire, de long terme, transparente et ambitieuse :

  • qui s’opposent aux intérêts divergents des lobbies,
  • qui cessent de brader aux intérêts privés des ressources plus que jamais nécessaires – comme les concessions hydrauliques, essentielles pour le maintien de l’équilibre du système électrique au meilleur coût et la gestion de la ressource hydrique régionale, et plus généralement l’ensemble des moyens de production d’énergie et des réseaux,
  •  qui placent les objectifs de réduction de la consommation au-dessus des objectifs de croissance
  • qui prennent acte du fait que la transition énergétique nécessite des moyens financiers publics importants, qui se traduisent en particulier par des emplois publics nombreux (dans l’isolation, le développement des filières d’Energies Renouvelables, des transports publics, etc.). Cela tombe bien, 5 millions de personnes privées d’emploi n’attendent que cela ! Mais une telle politique nécessite de sortir du dogme de l’austérité, de la course à la croissance tous azimuts, de la conviction pourtant battue en brèche que seul le secteur privé peut répondre aux besoins publics.

La transition énergétique a besoin d’engagements fermes de la part des pouvoirs publics, assortis de moyens, pas de fausses annonces !

En supplément : Transports, la santé publique menacée par l e lobby du diesel

 

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