Après la tempête

 

 

 

Ces sous-investissements se paient évidemment dans des situations extrêmes telles que les tempêtes, mais pas seulement : le nombre de coupures explose pendant toute l’année, ainsi que les délais de remise en service.

 

Aujourd’hui, pour les directions une seule question mériterait d’être posée : les usagers sont ils prêts à payer les investissements nécessaires afin d’éviter ces coupures ?

Cette question tombe fort à propos alors que le lobbying est lancé pour une augmentation des prix de l’électricité au printemps.

Mais surtout cette question est malhonnête, car l’argent existait puisque 21 milliards d’euros ont récemment été dépensés pour le rachat de British Energy et Constellation, et que plus de 8 milliards ont été distribués aux actionnaires depuis l’ouverture du capital. De quoi financer les sommes réclamées à juste titre par la FCCR pour sécuriser et enfouir le réseau !

 

La FCCR a bien raison aujourd’hui de demander des comptes.

L’électricité, l’énergie sont des biens essentiels au fonctionnement de nos sociétés, les habitants des Landes l’éprouvent après bien d’autres aujourd’hui.

Les politiques industrielles et d’investissement dans ce secteur ne peuvent être laissés entre les mains d’un petit cénacle de dirigeants voulant laisser une trace dans l’histoire. La recherche du profit doit être là aussi exclu des critères présidant aux choix en la matière.

 

Oui la FCCR doit avoir son mot à dire dans la nature des investissements réalisés par nos entreprises, mais également les représentants des usagers ainsi que les représentants du personnel.

Cela est bien sûr possible dés maintenant. Cela le serait d’autant plus si un grand service public de l’énergie contrôlé par ses usagers voyait enfin le jour.

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