La jeunesse montre la voie : face à l’austérité et à la répression, organisons la riposte !
Depuis plusieurs jours, les lycéen·nes et étudiant·es se mobilisent partout en France pour dénoncer la dégradation de leurs conditions d’études, le manque de moyens et la précarité qui leur est imposée. Face à cette mobilisation, le gouvernement répond par la répression avec des gazages, des charges policières, des tirs de LBD, des interpellations et des gardes à vue.
Plutôt que d’entendre une jeunesse qui réclame des moyens pour étudier et construire son avenir, le gouvernement choisit de la réprimer.
Cette situation n’est pourtant pas isolée. Dans l’Éducation, dans le social, dans les services publics comme dans l’énergie, les mêmes politiques d’austérité produisent les mêmes effets avec des suppressions de postes, une baisse des moyens, une dégradation des conditions de travail et de service, la précarisation et la remise en cause des droits collectifs.
À l’école comme dans l’énergie, on nous explique qu’il faudrait faire des économies. Mais ces économies ont toujours le même résultat. Ce sont les salarié·es, les usager·es et la jeunesse qui paient.
Dans l’énergie, les mobilisations récentes l’ont encore montré. Les salarié·es des IEG se sont mobilisé·es pour défendre leur statut et leurs droits collectifs. Dans les renouvelables, les salarié·es se mobilisent contre les licenciements et pour défendre les emplois d’un secteur pourtant indispensable à la transition énergétique.
Ces combats peuvent sembler différents. Ils sont pourtant confrontés à une même logique avec la réduction des dépenses, la mise en concurrence, la flexibilisation du travail et la volonté de faire payer aux travailleurs et travailleuses les choix économiques et budgétaires du gouvernement et des directions.
Pendant ce temps, les mêmes discours reviennent partout. Il faudrait réduire les dépenses publiques, faire des économies, accepter moins de moyens et renoncer à nos droits.
La jeunesse a raison de refuser cette logique. Elle a raison de se mobiliser.
Car derrière les budgets, ce sont nos conditions de vie qui sont en jeu. Pouvoir étudier dans de bonnes conditions, pouvoir se loger, pouvoir accéder aux services publics, pouvoir travailler dignement, conserver des emplois et défendre nos droits collectifs.
La réponse à cette situation ne peut pas être la matraque.
SUD Énergie apporte son soutien plein et entier à la jeunesse mobilisée.
Nous exigeons l’arrêt de la répression contre les lycéen·nes et étudiant·es mobilisé·es et le respect de leurs libertés syndicales et de leur droit de manifester.
Nous revendiquons les moyens nécessaires pour l’Éducation et l’ensemble des services publics, avec des personnels, des infrastructures entretenues et des conditions d’études et de travail dignes.
Nous refusons également les suppressions de postes, les licenciements et la remise en cause des droits des salarié·es dans l’énergie.
Parce que les coupes budgétaires qui frappent l’Éducation, le social et l’énergie procèdent de la même logique, nos luttes ont vocation à se rejoindre.
La jeunesse est dans la rue aujourd’hui. Les salarié·es de l’énergie se mobilisent. Les personnels de l’Éducation, du social et de nombreux autres services publics luttent eux aussi.
À nous maintenant de construire la solidarité et le rapport de force entre toutes ces mobilisations.


