Pour la défense des barrages hydroélectriques

SUD-Énergie agit  pour protéger un bien commun stratégique

Depuis plusieurs années, la Commission européenne pousse la France à ouvrir les barrages hydroélectriques à la concurrence.
SUD-Énergie s’oppose fermement à cette dérégulation, qui menace la sécurité, la souveraineté énergétique, les prix et l’intérêt général.

Nous portons une alternative claire :

  • Un monopole public, en quasi-régie, permettant de sortir l’hydroélectricité du marché et de garantir des prix justes, une sécurité accrue, et des investissements durables.

Pourquoi nous nous mobilisons

  • Les barrages sont des ouvrages sensibles (sécurité, eau, climat).
  • L’ouverture à la concurrence met en danger la gestion durable et équitable de l’eau.
  • Le droit européen autorise une gestion publique directe. C’est possible. Mais refusé par les acteurs dominants (EDF, Engie, syndicats majoritaires).

Nos ressources et actions clés (2018-2025)

A partir de 2023, pour sortir de l’impasse juridique liée aux précontentieux européens, EDF a poussé une option consistant à basculer du régime d’ concession au régime d’autorisation, s’en distinguant essentiellement par un moindre contrôle public.

Cette proposition été soutenu par le Gouvernement, puis par un rapport parlementaire mené par MM Battistel et Bolo, puis par un rapport sénatorial. Elle a fait l’objet d’une proposition de loi déposée par les rapporteurs parlementaire, votée à l’Assemblée en février 2026.

SUD-Energie a été le seul syndicat à s’opposer à cette option et à pousser la mise en place d’un monopole public de l’hydroélectricité, en contrat de quasi-régie avec l’Etat, adossé à un tarif réglementé de vente de l’hydroélectricité.

Un groupe d’expert.es de l’hydroélectricité, de différents syndicats ou non syndiqués, portant une parole indépendante des exploitants, s’est constitué pour défendre la quasi-régie et dénoncer les risques du passage en régime d’autorisation. Nous avons été auditionnés par la mission parlementaire et par la DGEC. Malheureusement, le débat rationnel a laissé place à des arguments d’autorité, reflétant des intérêts corporatistes ou financiers, et se résumant principalement ) « personne ne veut de la quasi-régie » ou « c’est le retour d’Hercule ». Les syndicats représentatifs du secteur ont malheureusement suivi leur direction dans cette voie, aux dépends de l’intérêt général.

Voici les principaux documents :

Dans la presse :

Nos communiqués :

2025-09-02 Barrages – Communiqué SUD

2026-01-15 Communiqué SUD-Energie sur l’avenir des barrages

2026-01-30 Barrage – synthèse des conséquences de la PPL

2026-02-19 Déclaration Barrages Hydro CSE

  • Notre courrier au ministère de l’Économie.
  • Article sur Gomet : une prolongation injustifiée et opaque.
  • La Cour des comptes dénonçait déjà des bénéfices excessifs et peu de retombées pour les usagers.
    Un rapport de la Cour des comptes, publié quelques jours après les débats (mais finalisé 6 mois plus tôt), dénonçait –sur la période 2003-2020, des profits hors norme, des sous-investissements et une gestion « qui ne bénéficie plus aux consommateurs ».  Depuis, les bénéfices de la CNR ont dû encore plus explosé, dans la lignée des prix de marché de l’électricité